Coworking

Coworking, le nouvel eldorado? (pour les restaurateurs)

7/11/2018

Le coworking intéresse les restaurateurs, qui espèrent en obtenir des revenus additionnels et élargir leur clientèle, en salle comme au bar.

Article paru dans le mensuel Néorestauration en septembre 2018 par Isabel Soubelet



Travailler ou manger, faut-il choisir? Pas si sûr. Depuis quelques années, le coworking se développe dans les grandes agglomérations urbaines françaises. Si des espaces y sont exclusivement dédiés, les restaurants et les bars se mettent sur ce créneau, et y trouvent des avantages. « La première raison est financière, assure Caroline Walker, cofondatrice du 153, un bar sur trois étages réputé pour ses cocktails, situé dans le Marais, à Paris. Cela nous permet de rentabiliser un espace fermé en journée de 9 heures à 18 heures du lundi au vendredi. Puis nous passons en mode bar, et nous proposons - 20 % sur les boissons aux coworkers qui viennent consommer. C’est un moyen de faire connaître le lieu à une autre clientèle que la nôtre, de développer les réseaux et de monter des partenariats. La privatisation classique est plus rémunératrice, mais le coworking, c’est tous les jours! » Pour la jeune femme, pas de doute, c’est une réussite sans travail supplémentaire. Tout cela est possible grâce à Station W, une société fondée par Éric Joubert et François Champenois. « Nous proposons un service de coworking de qualité grâce à un pass mensuel de 100 € pour tous les établissements de notre réseau, explique Éric Joubert. Nous mettons tout en place : le wifi, les boissons chaudes à volonté de 9 heures à 18 heures, et une personne sur place. » Pour être sélectionné, le lieu doit remplir cinq critères : avoir une taille suffisante
(50 places assises minimum), une belle lumière naturelle, du caractère, offrir une bonne qualité d’assise et une localisation intéressante. Grâce à cette démarche, un télétravailleur peut terminer son rapport ou assurer un rendez-vous à l’étage du 153 dans une ambiance très cosy. «Nous n’avons pas l’ambition de développer la partie res-tauration, nous voulons nous fondre dans la vie de l’établissement », ajoute-t-il.



Le fondateur du Two eat Work Café, qui a ouvert à Paris (3e) il y a un an et demi, assume une stratégie diffé- rente. Il a intégré trois activités à part entière sur un même site de 250 m2. « Nous avons un restaurant healthy de 40 places assises qui propose beaucoup de légumes, des produits frais et de qualité, une activité de location de salles de réunion à des entreprises, et un espace de coworking, explique Thomas binder. Les personnes qui viennent travailler restent concentrées cinq à six heures par jour. Elles peuvent ensuite manger au restaurant, où nous leur accordons une réduction de 10 %. Notre ser- vice de coworking est ouvert de 8 heures à 23 heures, avec des boissons chaudes à disposition, du wifi très rapide, une imprimante et la climatisation. 


Une restauration pensée pour le lieu


L’intérêt pour le coworking n’est pas réservé aux res- taurants indépendants. elior Group s’est penché sur la question avec une réponse adaptée. « Nous avons des salles de restaurant qui ne sont ouvertes et occupées que 20 % du temps, explique Vincent Deloche, directeur marketing arpège, marque haut de gamme d’elior Group en entreprise. Nous avons donc décidé de les mettre à disposition des salariés l’après-midi en fournissant dans un premier temps du wifi ou des babyfoots de manière anecdotique. Cette démarche a rencontré un véritable public. Elle concerne autant le propriétaire immobilier, qui a besoin d’optimiser ses mètres carrés, que les salariés ou le client. » Petit à petit, la proposition s’est structurée. L’objectif du groupe est de se positionner le plus en amont possible sur le lieu, au niveau des infrastructures, du mobilier et du zoning. L’intégration de ce nouveau mode de travail chez ses clients prend plusieurs formes dans l’activité d’elior Group : partage des lieux, création d’espaces multifonctions, utilisation de zones passives comme les couloirs ou les zones d’accueil.


« L’espace de restauration peut prendre la forme d’une implantation permanente en créant ainsi un point de ralliement de tous les salariés, précise Vincent Deloche. La restauration constitue alors une véritable valeur ajoutée. Si l’espace est pensé en amont et bien compris, nous arrivons avec une offre adaptée. Nous sui- vons les besoins des salariés avec une offre disponible de 7 heures à 20 heures et de la vente à emporter le soir. Nous pouvons aussi proposer du room service où les salariés commandent via les outils digitaux. Et dans les zones très contraintes en termes d’espace, nous mettons en place un pop-up éphémère. » Si l’activité ne concerne à ce jour pour arpège qu’une trentaine de sites à Paris et en petite couronne, elle apparaît désormais clairement dans les appels d’offres et répond à la demande de bien- être des salariés au travail. Avec un bel avenir en vue. —


Néorestauration 566 - Septembre 2018

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